FAUT-IL REGARDER LA LUNE OU LE DOIGT QUI LA MONTRE ?

C’est l’histoire de 2 chefs d’entreprise

 

Faut-il regarder la lune ou le doigt qui la montre ?

Jean-François et Magali ont une entreprise de services avec 8 salariés dont deux temps partiels. Ils sont en passe de recruter pour la 5ème fois l’assistant de Jean-François, indispensable car ce dernier est le plus souvent en clientèle.

Aucun candidat n’est resté à ce poste plus de 6 mois et si tout semblait satisfaire dès le début les deux parties, tour à tour les candidats ont quitté l’entreprise pour des raisons apparemment différentes. Ils sont perplexes quant à cet énième recrutement

Jean-François et Magali sont en réunion bi-mensuelle de réseau au sein d’un collectif de chefs d’entreprise. Ils en profitent pour aborder le sujet, et la question se pose; coïncidence, conjoncture ou signe de quelque chose qu’on ne voit pas ou ne comprend pas.

L’animateur du jour propose à Jean-François et Magali de décrire ce que selon eux, chaque candidat a apporté à l’entreprise, leurs compétences, leurs plus value spécifiques. Tout deux ne tarissent pas d’éloges à propos de chaque professionnel qu’ils auraient bien aimé garder. Ce qui transparaît dans cette évocation, c’est l’implication et leurs compétences dans leurs missions. Leur départ est d’autant plus incompréhensible voire paradoxal.

Les questions fusent à présent:

  • Qu’attendaient précisément ces candidats du poste proposé ?
  • Étaient-ils à leurs places, bien positionnés en termes de mission et d’objectifs ?
  • Le point a-t-il été fait régulièrement sur leur progression et leur intégration ?
  • Quelle était la nature des relations avec les autres employés, le climat de travail ?
  • Avaient-ils une marge de manœuvre, d’autonomie suffisante ?
  • Comment se projetaient-ils à moyen terme et avec quelle perspective ?
  • Y a-t-il eu des contraintes et pressions non identifiées ou sous évaluées ?

Des pistes de compréhension apparaissent mais aucune réponse explicative, pas plus qu’une solution spécifique. Enrichis par les discussions avec le collectif, Jean-François et Magali se demandent ce que les autres salariés pensent de cette situation.

Il s’avère que deux salariés ont émis il y a trois ans, leur envie d’évolution et que cela n’a pu être pris en compte car le poste exigeait des compétences particulières. Cela a-t-il pu jouer d’une façon ou d’une autre ?

Quittant la réunion avec le plein de questions et de suggestions, Magali se demande ce qu’elle et lui percevraient s’ils étaient à la place du candidat… Alors ils se rendent compte que les réponses qu’ils envisagent, avec un certain inconfort, dépassent le cadre du problème posé par le turn-over de ces assistants. Ce n’est certes pas le recrutement lui même puisque tout se passe bien les premiers temps, ce doit être autre chose.

Cependant, avec le recul et en changeant de position, ils se demandent avec le sourire ce qu’un candidat aurait envie de “recruter comme patron”!

Ce renversement de perspective leur apparait soudainement très utile pour sortir du scénario à répétition et envisager une approche bien différente à l’avenir: ils pensent que le véritable pouvoir est celui qu’ils ont sur eux-mêmes…

 

Philippe S.

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Romuald FLANDIN

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